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Equipe 2014 : William Laroche, Jérémy Dougal, Joévin Gervais, Anthony Delavois, Pierre-Louis Melin, Rebecca Dowek et Romain Quiban

La fusée en elle-même :

Pour ce projet de mini-fusée nous avons décider de tester un système de récupération inédit. En effet la fusée sera ralentie lors de sa chute, non pas grâce à un parachute, mais avec un système auto-gyre. Deux ailes seront déployées lorsque la fusée aura atteint l’apogée, ces ailes engendreront une rotation de la fusée selon son axe et donneront naissance à une force de portée (tel les samares, graine d’érable), ralentissant ainsi sa chute.

Graine d'érable

Graine d’érable

 

 

Tests de chute :

Afin de dimensionner ce système de récupération nous travaillons beaucoup à base de résultats d’expériences. Le paramètre que nous voulons dimensionner est l’angle d’incidence des ailes dans le but de diminuer au maximum la vitesse de chute.

La résolution du point de vue théorique est difficile car nous avons besoin de connaître le couple Cx/Cz en fonction de l’angle d’incidence pour un profil d’aile qui n’est pas standardisé (demi-lune). Nous n’avons pas accès à ces données, c’est pourquoi nous travaillons avec des méthodes empiriques.

 

Voici un exemple de test de chute, une maquette simplifiée de la fusée à échelle 1:2 lancée de 18m.

 

 

 

Structure & matériaux :

L’objectif premier de la minif-fusée étant de tester le système de récupération auto-gyre, nous sommes resté sur des bases fiables et éprouvées pour le restant de la conception.

• Concernant la structure, la peau n’est pas porteuse, ce sont deux longerons qui traversent toute la fusée qui ferment la boucle des efforts propulseur-coiffe. Il y a au total 5 bagues.

Les ailerons sont positionnés et maintenu en position directement sur la structure, ainsi leur système de fixation n’altère pas l’aérodynamique de la fusée.

 

• Du côté des matériaux nous partons sur une peau en PVC, une coiffe en polymère issu d’une impression 3D, les ailerons, les bagues et les longerons seront en alliage d’aluminium.

 

l'ENSM'OA

l’ENSM’OA

 

l'ENSM'OA en vol

l’ENSM’OA en vol

 

 

N’ayant pas pu fabriquer de coiffe à l’aide de l’imprimante 3D, nous en avons utilisé une en bois, achevée lors du c’space.
L’équipe minifusée est donc arrivée le lundi 25 août à Biscarosse pour finir le montage de la fusée et la lancer.

 

Nous avons présenté notre fusée le mardi soir au jury des certifications pour obtenir le feu vert pour un lancer le lendemain. Mais le système de pâles à fortement déplu au jury qui s’est opposé à un lancement de notre fusée. Nous avons donc travaillé d’arrache-pied toute la journée du lendemain pour présenter un nouveau système au dernier jury de cette édition.

 

fusee_modifiee

Le jury a finalement donné son feu vert pour un lancement le lendemain.

Fusée peinte

Le lancement s’est effectué le jeudi matin. Les pâles se sont bien dépliées mais trop tard, ce qui n’a pas permis la mise en rotation de la fusée. Le vol a donc été qualifié de balistique. A noter toutefois qu’une autre fusée autogyre a été lancée et a réussi à tourner avant de s’écraser.

Jérémy pour L’ENSM’OA