Astréos

Astréos, un projet innovant et un défi réussi.

Cette année encore, bon nombre d’étudiant ont décidé de se réunir pour lancer un projet original, innovant et constructif. Ce projet s’inscrit dans le cadre du C’space 2020/2021, et comme toute mini-fusée Astréos se devait d’apporter un petit plus, une expérimentation, quelque chose permettant de la distinguer des autres mini-fusées. Cette année l’équipe a décidé de se tourner vers l’impression 3d, l’objectif étant de réaliser un maximum de pièces de la structure y compris des éléments critique avec cette méthode de fabrication. Et le défi fut relevé car seuls les tiges et boulons permettant l’assemblage et la bague moteur n’ont pas pu être réalisés ainsi pour des raisons de sécurité. n’ont pas été réalisées ainsi pour des raisons de sécurité.

Une deuxième expérience a été ajoutée, la trajectoire d’Astréos a en effet été mesurée à l’aide d’un baromètre et d’un accéléromètre et stockées dans une carte sd pour analyse et comparaison aux modèles théoriques.

Astréos a pris son envol au C’Space 2021 le 16/07 après avoir passé avec succès les qualifications le 15/07 où la seule modification requise pour le GO fut de refaire la pièce empêchant le moteur de tomber. Il s’agit d’une languette métallique de quelques millimètres qui a été refaite le 15 au matin.

Note aux futurs projets : N’hésitez pas à dévaliser l’atelier de tous les outils, pièces de rechanges et matières premières dont vous pourriez avoir besoin en cas de problème sur place. En effet un projet d’une autre école n’a pas pu être lancé cette année faute d’une pièce de rechange… Assurons nous que cela n’arrive pas aux fusées de l’ensma space project.

Une équipe soudée quasiment exclusivement de 1er année

L’équipe d’Astréos était composée d’A1, plus communément appelé Aouanes, la grande majorité des élèves venant de classe préparatoire. Malgré ce manque d’expérience dans la réalisation de projets concrets, l’ambiance de travail, la motivation, et les enseignements scolaires ont permis à cette équipe d’achever un projet intéressant et surtout de manière efficace.

Pour mieux se répartir le travail, l’équipe s’est regroupée en plusieurs pôles : structure, électronique, récupération, et matériaux.

Photo de l’équipe Astréos

Une réalisation esthétique et fonctionnelle

La réalisation des pièces en impression 3D (à remplacer par fabrication additive pour se la péter ?) a pu s’effectuer à l’aide d’un logiciel de conception assisté par ordinateur, Catia. Ce logiciel de chez Dassault est en effet au cœur de l’industrie de l’aéronautique et donc des enseignements de l’Ensma.

Les élèves de l’équipe structure se sont donc familiarisé au logiciel avant le début des cours pour permettre à la conception de progresser en continuité, conception qui est essentielle surtout lorsque l’impression 3d se doit d’être le plus possible irréprochable. On peut nottament souligner l’esthétique innovante de la coiffe et des ailerons qui a causé bien des soucis aux contrôleurs du C’Space.

L’équipe récupération a quant à elle réfléchi à un système d’éjection du parachute, au choix d’un moyen mécanique permettant son déclenchement et à des paramètres aussi critiques que la position de celui-ci, sa forme ou son diamètre.

L’équipe électronique à fait un excellent travail assurant l’acquisition des coordonnées GPS de la fusée, le décollage ainsi que la synchronisation de l’ouverture du parachute et l’affichage LED. Cette tâche a été effectué sur Arduino par des élèves disposant de compétences extrascolaires dans ce domaine.

Le pôle matériaux a assuré le choix du plastique d’impression, qui devait répondre à de lourdes contraintes physiques de température et de solidité tout en assurant une certaine légèreté à l’aide d’un taux de remplissage convenable. L’équipe s’est tournée vers du PLA blanc rempli à 30%.

Extrait d’Excel fournit par le C’space justifiant la stabilité

Astréos pré-peinture

Une mini-fusée en un an en temps de covid, c’est possible !

Il n’aura échappé à personne que cette année scolaire 2020/2021 a été particulièrement marqué par une épidémie mondiale de covid-19. Cours et TD se sont vues pour la plupart restreint à des cours en distanciels et de nombreux projets organisés pour le C’space partout en France n’ont pas pu voir le jour.

Cependant, l’équipe d’Astréos fait figure d’exception, le travail a continué d’avancer malgré les conditions. Des réunions hebdomadaire permettaient de faire le point entre les différents pôles de développement, et l’atelier, centre de travail et d’usinage, a pu être gardé ouvert et accessible aux étudiants sous certaines conditions sanitaires. Cela a permi à notre projet de ne pas rester coincé à l’état de concept.

Il semble important de souligner que c’est la motivation de l’équipe et sa capacité à rester soudée qui a permis à Astréos de voir le jour, c’est cette bonne ambiance de travail dans un domaine qui passionne les étudiants le véritable moteur créatif de l’équipe, du club et de manière plus générale de l’école.

On ne peut que conclure cette section par un conseil et message aux futurs projets et à tous les étudiants en général, accrochez-vous à vos passions et vos idées, c’est l’investissement collectif qui vous permettra de finaliser vos projets et de découvrir de nouveaux horizons.

Le C’space et le vol d’Astréos

La principale source d’inquiétude de l’équipe a été le bon déploiement du parachute. En effet, la crainte était qu’au vu de l’espace très réduit laissé au parachute, le pliage était crucial pour assurer qu’il ne s’emmêle pas.

Finalement, un pliage en accordéon en s’assurant du bon positionnement des différentes suspentes a permis d’assurer à Astreos un vol nominal.

Les patins permettant à Astréos d’utiliser une rampe rail et non cage (en effet au vue du positionnement des treillies empêchant de positionner les commandes dans les axes des ailerons Astreos ne pouvait voler avec une rampe cage) ont eu des dimensions idéales, le fichier catia sera fournit aux membres du clubs pour les prochaines réalisations. Cependant, on ne conseillera pas l’utilisation systématique d’une rampe rail car à priori , à moins de se renseigner à l’avance, rien n’assure la présence d’une rampe rail au c’space, le cahier des charges indiquant des contraintes permettant l’utilisation de la rampe cage.

La vie au camp de Tarbes où se déroule le C’space est plutôt agréable, cependant il faut noter qu’il existe certaines règles à respecter dont nottament l’impossibilité de ramener du matériel aux dortoirs (chambre de 6 avec des lits) et donc l’impossibilité de travailler après l’heure où les ateliers sont fermés (minuit). Veuillez à bien respecter cet interdit, les sacs étant fouillés lors de l’accès au dortoir, et des gardiens pouvant débarquer jusque tard la nuit si la lumière est toujours allumée pour s’assurer que vous ne travaillez pas sur le projet. Cela serait effectivement dommage de se faire expulser de la base au dernier moment.

Le vol s’est finalement déroulé dans de bonnes conditions, Astréos est intact, et l’attestation de vol nominal a bien été reçu.

Pour le plaisir des yeux :

Astréos au lancement, point de vue n°1
Astréos au lancement, point de vue n°2

PS : Toute accusation de truquage photo pour insertion de membres absents n’est que calomnie.

Logo d’Astréos